Huit communes vont tester un menu plus végétal dans leurs cantines. Découvrez ici si votre commune en fait partie.
Økologisk NuAprès une phase de recrutement approfondie, qui a duré six mois, l’Association danoise de l’agriculture biologique peut désormais nommer les huit communes prêtes à faire davantage de place aux aliments végétaux dans les cuisines et les cantines municipales. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet « De la mairie à l’assiette des citoyens : la transition écologique et biologique des communes », dans lequel des conseillers climat des huit communes ont été désignés comme coordinateurs d’un processus de transition qui devrait, à terme, atteindre les tables des citoyens. C’est ce qu’explique Josephine Kofod, conseillère en développement des marchés à l’Association danoise de l’agriculture biologique, qui dirige le projet soutenu par le Fonds pour les aliments d’origine végétale. L’ambition du projet est de toucher le public le plus largement possible. La cheffe de projet se réjouit donc d’avoir pu recruter des communes réparties dans tout le pays : trois en Zélande, une en Fionie et quatre dans le Jutland. « Il s’agit principalement de communes qui ne sont pas encore très avancées dans leur transition écologique, et c’est précisément celles que nous voulons atteindre en priorité. Il existe une réelle possibilité de les faire évoluer et de les encourager à adopter leurs propres politiques alimentaires et de restauration, ce qui constitue l’un des principaux objectifs à long terme du projet », déclare Josephine Kofod. Elle estime également que le projet offre un potentiel intéressant pour mobiliser les habitants et les associations locales autour de cette transition, qui repose sur la philosophie suivante : « Lorsque la mairie montre l’exemple, les citoyens suivent. » ### Un coup de pouce dans une direction plus écologique La commune de Høje-Taastrup participe notamment au projet. Sa conseillère climat, Julie Kirk Elbrønd, en a été désignée coordinatrice. Elle indique que la plupart des établissements municipaux accueillant de jeunes enfants possèdent déjà le label danois de restauration biologique au niveau bronze, ce qui signifie que la commune est déjà engagée sur cette voie. En 2025, la cantine de la mairie, une maison de retraite, trois crèches et les cafés culturels de la commune ont également choisi de participer à un programme volontaire de transition avec Meyers Madhus. Dans ce cadre, le personnel des cuisines des établissements pour enfants s’est vu proposer différentes formations d’une journée. Selon Julie Kirk Elbrønd, ces initiatives ont montré que des actions ciblées peuvent orienter les cuisines municipales vers un fonctionnement plus écologique et plus durable. Elle espère que cela incitera les élus de Høje-Taastrup à revoir leurs ambitions à la hausse et à fixer des objectifs concrets pour la transition vers l’agriculture biologique. « À l’exception des établissements accueillant de jeunes enfants, pour lesquels l’objectif est fixé à 50 % de produits biologiques, l’alimentation, les produits biologiques et les repas à base de végétaux n’ont pas été des domaines prioritaires : d’autres sujets ont été jugés plus importants. La volonté de proposer une alimentation plus écologique dans la commune s’est donc largement appuyée sur des initiatives volontaires menées ponctuellement par des employés qui trouvent le sujet intéressant. Aucun objectif n’a donc été adopté concernant le pourcentage de produits biologiques à atteindre dans les cantines et les cafés municipaux », explique Julie Kirk Elbrønd. Elle reconnaît toutefois ne pas avoir suffisamment d’autorité pour fixer elle-même un chiffre concernant l’objectif de la commune en matière d’alimentation biologique. Cette responsabilité incombe aux élus. ### Habitués aux pommes de terre, à la sauce et à la viande Un document présenté lors d’une réunion du conseil municipal en septembre indique qu’en 2025, les produits biologiques représentaient 46 % des achats alimentaires de la commune, qui s’élevaient au total à 675 000 kilos. La commune estime que l’alimentation constitue un domaine susceptible de rassembler les citoyens, les établissements, les entreprises et les associations, tout en contribuant à rendre la commune plus écologique et plus saine. « Le projet s’accorde parfaitement avec notre stratégie de durabilité, dans le cadre de laquelle nous souhaitons mobiliser les citoyens afin qu’ils prennent part à la transition écologique dans plusieurs domaines, notamment l’alimentation et les habitudes alimentaires », peut-on notamment lire dans les raisons avancées par la commune pour participer à ce nouveau projet. Personnellement, Julie Kirk Elbrønd attend surtout avec impatience la transformation de la cuisine qui prépare les repas des jardiniers et des agents chargés de l’entretien des routes de la commune. « Cette cantine représentera un défi particulièrement intéressant, car elle sert depuis de nombreuses années des pommes de terre, de la sauce et de la viande. Je suis donc impatiente de voir comment cette transition va se dérouler. » ### Nous devons semer les graines auprès des bonnes personnes Pour Josephine Kofod, il est important que les huit communes participantes aient déjà démontré qu’elles étaient prêtes à évoluer vers une alimentation plus écologique, comportant davantage de légumineuses et de produits biologiques. « L’idée du projet est d’engager la transition dans la cantine fréquentée par les employés qui participent aux décisions concernant les solutions alimentaires et de restauration de la commune. Ils pourront ainsi faire eux-mêmes l’expérience d’un déjeuner dans une cantine réorganisée selon des principes écologiques et biologiques », explique Josephine Kofod. Elle espère qu’au cours de l’année à venir, une alimentation plus écologique s’enracinera suffisamment dans les huit communes pour que celles-ci puissent jouer le rôle d’ambassadrices, inspirer d’autres communes à suivre la même voie et, à terme, faire parvenir cette démarche jusque dans les foyers des citoyens. « Nous donnons aux communes des outils, de bonnes idées et des présentations, afin qu’elles puissent poursuivre elles-mêmes cette démarche écologique. Il s’agit de semer les bonnes graines auprès des bonnes personnes, pour que la transition se diffuse et se poursuive lorsque le projet prendra fin, à la fin de l’année 2027 », déclare Josephine Kofod. La prochaine étape du projet consistera, pour les huit communes, à organiser des réunions d’inspiration auxquelles seront invités les habitants intéressés, les associations locales et d’autres acteurs. Ils pourront découvrir le projet et apprendre comment contribuer eux-mêmes à rendre leur commune plus écologique et à faire davantage de choix durables au quotidien.
Après une phase de recrutement approfondie, qui a duré six mois, l’Association danoise pour l’agriculture biologique peut désormais citer les noms de huit communes prêtes à inviter davantage de végétal dans les cuisines et les cantines municipales.
Cela se fait dans le cadre du projet "De l’hôtel de ville aux assiettes des citoyens : transition écologique et biologique des communes", dans lequel des consultants en climat des huit communes ont été désignés comme coordinateurs d’un processus de transition qui devrait idéalement finir jusque sur les tables des citoyens.
C’est ce qu’explique la consultante en marketing Josephine Kofod de l’Association danoise pour l’agriculture biologique, qui dirige le projet soutenu par le Fonds pour les aliments d’origine végétale.
L’ambition du projet est de toucher le public le plus large possible et la responsable du projet se réjouit donc qu’il ait été possible de recruter des communes réparties géographiquement dans tout le pays : trois en Zélande, une en Fionie et quatre dans le Jutland.
"Il s’agit principalement de communes qui ne sont pas encore très avancées dans la transition écologique, et ce sont précisément elles que nous souhaitons atteindre en priorité. Il existe une très bonne possibilité de faire évoluer ces communes et de les pousser à adopter leurs propres politiques alimentaires et de restauration, ce qui constitue l’un des principaux objectifs à plus long terme du projet," déclare Josephine Kofod.
Elle estime également que cela recèle un potentiel intéressant pour mobiliser les citoyens et les associations locales dans le projet de transition, qui repose sur la philosophie suivante : "Lorsque l’hôtel de ville montre l’exemple, les citoyens suivent."
Un coup de pouce dans une direction plus verte
L’une des communes participant au projet est Høje-Taastrup, où la consultante en climat Julie Kirk Elbrønd a été désignée comme coordinatrice. Elle indique que la plupart des structures d’accueil de la petite enfance de la commune possèdent déjà le Label danois de restauration biologique au niveau bronze, de sorte que la commune est déjà en bonne voie.
En 2025, la cantine de l’hôtel de ville, une maison de retraite, trois écoles maternelles et les cafés culturels de la commune ont en outre choisi de participer à un parcours volontaire de transition avec Meyers Madhus.
Dans ce cadre, le personnel de cuisine des structures d’accueil de la petite enfance s’est vu proposer différentes formations d’une journée et, selon Julie Kirk Elbrønd, ces initiatives ont globalement montré que des actions ciblées peuvent faire évoluer les cuisines municipales vers une direction plus verte et plus durable. Elle espère que cela incitera les élus de Høje-Taastrup à revoir leurs ambitions à la hausse et à fixer des objectifs concrets pour la transition biologique.
"À l’exception des structures d’accueil de la petite enfance, où l’objectif est de 50 % de produits biologiques, les aliments, l’agriculture biologique et l’alimentation végétale n’ont pas constitué un domaine prioritaire – d’autres sujets étaient plus importants. Le souhait d’une alimentation plus verte dans la commune s’est donc largement appuyé sur des initiatives volontaires ponctuelles de la part d’employés qui trouvent cela intéressant. Aucun objectif n’a donc été adopté concernant le pourcentage de produits biologiques à atteindre dans les cantines et les cafés municipaux,” déclare Julie Kirk Elbrønd.
Elle reconnaît toutefois ne pas avoir suffisamment d’autorité pour fixer un chiffre concernant l’objectif biologique de la commune. C’est une tâche qui revient aux élus.
Habitués aux pommes de terre, à la sauce et à la viande
Une note issue d’une réunion du conseil municipal en septembre indique que les matières premières biologiques représentaient en 2025 46 % des achats alimentaires totaux de la commune, qui s’élevaient à 675 000 kg. La commune estime que le secteur alimentaire a le potentiel de rassembler citoyens, institutions, entreprises et associations, et de contribuer à une commune plus verte et plus saine.
"Le projet s’accorde très bien avec notre stratégie de durabilité, dans le cadre de laquelle nous souhaitons mobiliser les citoyens afin qu’ils prennent part à la transition écologique dans plusieurs domaines, notamment l’alimentation et les habitudes alimentaires," peut-on notamment lire dans les motifs invoqués par la commune pour participer à ce nouveau projet.
Personnellement, c’est la transition de la cuisine qui prépare les repas des jardiniers et des agents de voirie de la commune qui enthousiasme le plus Julie Kirk Elbrønd.
"Cette cantine constituera un défi particulièrement intéressant, car elle fonctionne depuis de nombreuses années avec des pommes de terre, de la sauce et de la viande ; j’ai donc hâte de voir cette transition."
Nous devons semer les graines auprès des bonnes personnes
Pour Josephine Kofod, il est important que les huit communes participantes aient déjà prouvé qu’elles étaient prêtes à évoluer vers une alimentation plus verte, avec davantage de légumineuses et de produits biologiques.
"L’idée du projet est que nous intervenions pour transformer la cantine utilisée par les employés qui participent à la prise de décisions concernant les solutions alimentaires et de restauration de la commune. Ils pourront ainsi faire eux-mêmes l’expérience de ce que signifie déjeuner dans une cantine transformée selon des principes biologiques et écologiques," explique Josephine Kofod.
Elle espère qu’au cours de l’année à venir, une alimentation plus verte prendra suffisamment racine dans les huit communes pour qu’elles puissent jouer le rôle d’ambassadrices, inspirer d’autres communes à suivre la même voie et, à terme, atteindre également les tables des citoyens dans leur vie privée.
"Nous fournissons aux communes des outils, de bonnes idées et des présentations, afin qu’elles puissent poursuivre elles-mêmes l’agenda écologique. Il s’agit de semer les bonnes graines auprès des bonnes personnes, afin que la transition se diffuse et se poursuive lorsque la période du projet prendra fin à la fin de 2027," déclare Josephine Kofod.
La prochaine étape du projet consiste pour les huit communes à organiser des réunions d’inspiration, auxquelles les citoyens intéressés, les associations locales et autres seront invités afin de découvrir le projet et la manière dont ils peuvent eux-mêmes contribuer à rendre la commune plus verte et à faire davantage de choix durables au quotidien.